Comment est fabriqué l'aluminium ?

Solide, léger, résistant à la chaleur... Si l’aluminium est tant utilisé dans l’industrie agro-alimentaire, c'est qu'il ne manque pas d’atouts. Depuis 1975, sa production explose. Elle a été multipliée par 5 en 40 ans et en rien qu’en 2017, plus de 60 millions de tonnes d’aluminium ont été fabriquées.

Mais la production d’aluminium a des impacts environnementaux directs et indirects majeurs. Comment l'aluminium est-il fabriqué, et à quels prix ?

 

L’extraction de la bauxite

Bien qu’il n’existe pas à l’état pur, l’aluminium est la troisième matière la plus représentée sur Terre ! Il est présent dans de très nombreux minéraux et roches composites. Pour l’extraction de l’aluminium, on utilise essentiellement la bauxite, une roche qui contient entre 20 et 30% d’aluminium. Il faut donc traiter environ quatre tonnes de bauxite pour obtenir une tonne d’aluminium.

La bauxite est particulièrement abondante dans les régions tropicales et forestières. Pour y accéder, de gigantesques opérations de déboisements sont mises sur pied en Australie, au Brésil, en Indonésie… À Porto Trombetas au Brésil, une surface équivalente à 250 terrains de football est déforestée chaque année pour permettre l’extraction de la bauxite 🤦‍♀️.

Surtout, on estime que l’extraction de la bauxite est indirectement responsable d’une déforestation encore plus vaste, puisque d’autres industries profitent des canaux d’accès ainsi créés pour exploiter des mines et des ressources forestières. 

La transformation de la bauxite en aluminium

Une fois la bauxite hors de terre, encore faut-il en extraire l’alumine puis transformer l’alumine en aluminium. Cette dernière étape repose sur des techniques d’électrolyse très lourdes : pas moins de 15 mégawatts-heure d'électricité sont nécessaires à la fabrication d’une tonne d’aluminium, ce qui équivaut à la consommation moyenne d’électricité d’un foyer de deux personnes… pendant 5 ans ! Pour permettre de tels apports en énergie, on construit souvent, comme au Brésil, de gigantesques barrages hydroélectriques, les mêmes qui sont responsables de l’inondation de nombre de terres des communautés indigènes.

Et ce n’est pas tout ! Les procédés chimiques impliqués dans la transformation de l’alumine produisent d’énormes quantités de déchets, et en particulier les fameuses boues rouges, qui tirent leur couleur et leur nom de leur forte teneur en fer. Les boues rouges sont nocives pour les rivières et les terres agricoles, et leur stockage en bassins n’empêche pas des fuites ou des ruptures de digues qui provoquent l’inondation de villages entiers par des torrents corrosifs.

 

1 commentaire

  • Je ne me serais pas doutée.
    0_0
    Il n’y a jamais aucune communication dessus.

    Lyra

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